Des entreprises nouvelles qui innovent sur le plan technologique, en termes d’usage ou de modèles économiques, avec un fort potentiel de croissance, qui expérimentent et testent, avec pour objectif de trouver leur marché et progresser : startup, le décor est planté.
Osez entreprendre
Une première table-ronde a réuni 4 entrepreneurs :
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Mehdi Fessiane et Karin Aït Si Amer, co-fondateurs de Kitchef, la première application de cuisine inspirée des réseaux sociaux,
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Ayoub Benhamdi, fondateur de AIGLIA, qui développe actuellement un agent conversationnel pour trouver sa voie professionnelle, en combinant le concept japonais d’ikigai avec de l’intelligence artificielle,
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Rania Amami, fondatrice de Vertizontal, un collectif d’indépendants spécialisé en design, développement et marketing.
Certains ont eu de précédentes expériences qui n’ont pas abouti, d’autres se sont lancés dans l’aventure directement après leurs études ; des parcours variés, des profils et des âges différents, mais un trait de caractère commun : l’envie de créer.
“Il faut essayer, franchir ce premier pas compliqué, car en réalité, il n’y a pas d’échec, on apprend toujours.” Ayoub Benhamdi, Data scientist.
Il n’y aura jamais de moment idéal, de profil parfait, chacun peut se lancer, avec ou sans argent disponible. Dans ces échanges, il aura avant tout été question d’envie, de passion et surtout de détermination. Comme le précise Rania Amami “il n’y a pas de journée type ; c’est sportif, mais passionnant, je me lève tous les matins avec le big smile !”. Karin Aït Si Amer complète “en startup, les fiches de poste rigides ça n’existent pas !”, autant d’exemples concrets qui démontrent que l’ennui n’est pas au programme.
Les partenaires présents rappellent la qualité et la richesse de l’accompagnement entrepreneurial et les opportunités de formation disponibles à Montpellier et l’importance de s’entourer pour maximiser ses chances de réussite.
Des métiers accessibles à tous
Au-delà des dirigeants, les startups ont besoin de structurer des équipes en phase avec des trajectoires hybrides, dans lesquelles la complémentarité des profils est essentielle. Trois anciens étudiants de la Rocket School de Montpellier, évoluant aujourd’hui dans des startups, font part de leurs expériences :
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Sara Chaboune : après un parcours très polyvalent en vente, restauration et logistique est devenu growth hacker, actuellement en alternance chez Confero qui développe des solutions de conformité fiscale dans l’univers de la comptabilité ;
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Ali Goual : des études de mathématiques et d’informatique en poche, renforcé par une nouvelle qualification, est aujourd’hui business developer chez E-orgaformation ;
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Marie Goimard : après une licence de psychologie et le concours infirmier est devenue musicothérapeute avant d’opérer, à 38 ans, une reconversion. Elle a signé un CDI en tant que business developper chez Multani, qui automatise les autorisations de travaux pour les acteurs du TP.
Dans cette deuxième table-ronde, les soft skills deviennent centraux : polyvalence, adaptabilité, agilité, résilience.
“On a tous des manières différentes de voir les choses. En start-up, cette pluralité est une chance supplémentaire pour avancer collectivement.” précise Marie, pendant que Sara et Ali s’accordent sur le fait que “si ça matche avec l’entreprise, on vous parle très vite de long-terme.”
Là encore, le message est clair, peu importe le niveau de qualification et les expériences précédentes, des formations existent pour aider celles et ceux qui ont envie de tenter l’aventure start-up !
Développeur, un métier désormais boosté à l’IA
Une dernière séquence focus sur le métier de développeur web a mis en lumière la diversité des opportunités et la révolution en cours avec les outils d’intelligence artificielle. Hery Rakotamana, développeur chez Annexx après une reconversion opérée grâce à BEWEB, l’école régionale du numérique insiste : “ il faut surtout de la curiosité. Le métier évolue énormément et à grande vitesse ; coder ne suffit pas, il faut apporter autre chose, un peu de sa personnalité en maniant l’IA comme un nouvel outil”.
Pour clôturer cette matinée à la fois dense et enrichissante, les différents acteurs locaux d’accompagnement, partenaires de l’événement, ont présenté leurs démarches avant de poursuivre les échanges avec le public autour d’un moment convivial.
Rocket School, La Mêlée, La French Tech Méditerranée, France Travail, La Mission Locale Jeunes, France Active Airdie, l'ADIE, Axents et l'Ecole Régionale du Numérique.
À noter : le Financial Times vient de positionner le BIC de Montpellier à la dixième place européenne de son classement “Europe’s Leading start-up Hubs 2026” et à la troisième place au niveau national derrière Station F et HEC Paris, confirmant Montpellier comme le premier hub d’innovation français hors région parisienne.



Photo ©GIL